Ne consommez jamais un champignon sauvage identifié uniquement à l’aide d’un site web, d’un livre ou d’une application. Faites contrôler chaque récolte par un contrôle officiel des champignons.
Identification
Pholiota microspora forme des touffes de petits chapeaux arrondis à aplanis, de 1 à 8 cm, brun orangé, ambrés ou couleur caramel, recouverts d'une épaisse couche gélatineuse transparente qui les rend brillants et glissants. Le nameko cultivé se récolte généralement très jeune, lorsque les chapeaux ne mesurent que 1 à 2 cm et sont encore fermés. Les lames sont d'abord jaunâtre pâle, puis brun rouille à maturité des spores. Un voile partiel visqueux couvre les jeunes lames et laisse une zone gélatineuse sur le pied.
La sporée est brune à brun rouille ; les spores sont lisses et, comme le nom l'indique, petites pour le genre. L'espèce a longtemps été appelée Pholiota nameko, nom encore très utilisé dans le commerce et la littérature ancienne.
Habitat et écologie
Le nameko est un saprotrophe qui décompose le bois mort de feuillus, en particulier le hêtre et le chêne, dans les forêts du Japon, de Chine et de Taïwan, et fructifie en automne par temps frais et humide. Il ne pousse pas à l'état sauvage en Europe, où des Pholiota d'aspect semblable et d'autres champignons bruns en touffes sur le bois sont courants.
Usages et importance
Le nameko est un ingrédient classique de la cuisine japonaise, notamment dans la soupe miso, avec les nouilles soba, dans les fondues et en garniture avec du radis râpé. Son mucus épaissit légèrement les soupes et donne une texture onctueuse appréciée au Japon ; le goût est doux, légèrement noisette et terreux. Il est vendu frais en petites barquettes, ainsi qu'en conserve ou sous vide.
Culture
Le nameko commercial se cultive sur sciure de feuillus stérilisée enrichie de son de riz ou de blé, en sacs ou en bouteilles, tandis que la culture traditionnelle et en extérieur utilise des bûches ou souches de feuillus inoculées, souvent de hêtre. L'incubation se fait vers 20–25 °C ; la fructification demande des températures fraîches, d'environ 10–16 °C, une humidité très élevée et de l'air frais. Les souches de saison froide conviennent aux abris non chauffés et aux planches en extérieur sous climat tempéré. Récoltez lorsque les chapeaux sont encore petits et fermés. Difficulté moyenne : les blocs de sciure exigent une technique stérile, tandis que les bûches sont plus simples mais plus lentes.
Sécurité et comestibilité
Le nameko est comestible lorsqu'il est correctement identifié et cuit ; ne le mangez pas cru. Le nameko cultivé issu d'une source fiable est sûr.
Les champignons bruns sauvages en touffes sur le bois comptent parmi les groupes les plus dangereux pour les cueilleurs. Ne consommez jamais un champignon sauvage sur la foi d'un site web ou d'une photo : l'identification doit être confirmée en personne par un expert, par exemple une société mycologique ou un pharmacien formé à la mycologie. La mortelle Galerina marginata (galère marginée), qui contient des amatoxines, pousse en touffes comparables sur le bois et a une sporée brune semblable ; l'intoxication par les amatoxines provoque des symptômes retardés et de graves lésions du foie.
En cas de suspicion d’intoxication par des champignons, appelez immédiatement Tox Info Suisse (145) ou, en cas d’urgence, le 144, même avant l’apparition des symptômes, et conservez les restes des champignons.
Confusions possibles
Galerina marginata n'est pas visqueuse, porte un anneau membraneux mince et de fines fibrilles argentées sur le pied en dessous ; elle est mortelle. Kuehneromyces mutabilis, la pholiote changeante, est comestible mais a un pied squameux sous l'anneau et un chapeau bicolore imbibé, et elle est elle-même facilement confondue avec Galerina. Les Pholiota européennes comme Pholiota squarrosa (pholiote écailleuse) sont squameuses, et certaines provoquent des troubles digestifs.
En Suisse romande
En Suisse romande, le nameko est surtout vendu dans les commerces asiatiques et par quelques producteurs de champignons de spécialité. Il ne pousse pas à l'état sauvage : toute touffe de champignons bruns trouvée sur du bois doit être présentée entière à un contrôleur officiel des champignons formé selon les standards de la VAPKO avant consommation, service proposé par de nombreuses communes et cantons, souvent gratuitement pour les particuliers.

